Ubérisation de la société et de l’immobilier – définition

Par VoiciMonBien | 5 mai 2016

Définition de l’ubérisation

L’uberisation, du nom de l’entreprise Uber, est un phénomène récent dans le domaine de l’économie consistant à l’utilisation de services permettant aux professionnels et aux clients de se mettre en contact direct, de manière quasi-instantanée, grâce à l’utilisation des nouvelles technologies. La mutualisation de la gestion administrative et des infrastructures lourdes permet notamment de réduire le coût de revient de ce type de service ainsi que les poids des formalités pour les usagers. Les moyens technologiques permettant l’« uberisation » sont la généralisation du haut débit, de l’internet mobile, des smartphones et de la géolocalisation. L’uberisation s’inscrit de manière plus large dans le cadre de l’économie collaborative.

Une définition de l’ubérisation est donnée par Guillaume Sarlat pour Le Figaro : « L’Ubérisation, tout le monde en parle aujourd’hui : tous les business models des grands groupes seraient sur le point d’être disruptés, ubérisés, désintermédiés, commoditisés, en un mot pulvérisés par une multitude de startups beaucoup plus agiles et innovantes. »

 

Parmi les services cités comme initiant l’uberisation de l’économie, on cite Airbnb, Booking.com ou Amazon.

Le fonctionnement d’un service ubérisé comprend généralement des éléments incontournables7 :

  • plateforme numérique de mise en relation entre client et prestataire
  • réactivité maximisée par la mise en relation immédiate du client et du prestataire, par proximité géographique,
  • paiement du client à la plateforme qui prélève une commission,
  • paiement du prestataire conditionné par l’évaluation faite par le client de son service.

 

Si l’ uberisation fait trembler les entreprises, c’est parce que ces entreprises ne créent pas de nouveaux concepts, elles améliorent l’existant. Pour y parvenir, elles changent le business model, pour profiter des atouts de l’informatique ubiquitaire mais aussi de la sharing economy (ou crowdsourcing ou économie participative ou encore collaborative). En effet, le principe est souvent simple comme l’explique Julien Mechin, il s’agit ainsi de « créer une adéquation entre le besoin (du client) et une ressource disponible (chez le prestataire).

Ces entreprises « ubérisantes » ont en commun de proposer une offre de services basée sur une insatisfaction client. Ces startups font donc preuve :

  • d’une grande empathie client,
  • d’une très bonne connaissance du marché sans pour autant en être initialement un intervenant

Paradoxalement, les innovations qui en résultent sont à la fois « disruptives » et relativement « simplistes ». Ainsi, un avantage considérable de ces entreprises est une culture du service client. De ce fait, elles améliorent la qualité perçue du service proposé :

  • soit en proposant des offres plus compétitives,
  • soit en permettant de gagner du temps (le luxe de notre époque)
  • soit en travaillant la relation client-entreprise et en proposant une expérience créatrice de valeur avec des contenus riches d’informations ou de divertissements, un design agréable et une navigation fluide par exemple

 

Intermédiaire de services :

Les acteurs de cette nouvelle économie visent à supprimer les intermédiaires afin de développer une offre de tarifs attractifs. Selon Julien Mechin « elle permet de créer un intermédiaire peu coûteux par le biais de l’innovation technologique, souvent des plateformes digitales.» C’est d’ailleurs pour cela qu’on appelle également cette économie, l’économie de plateforme.

 

Ubérisation dans l’immobilier :

Depuis quelques années, l’immobilier n’échappe pas l’ubérisation de son modèle. En effet, et à l’instar de VoiciMonBien®, de plus en plus de services et de technologies seront mis à disposition des vendeurs et acquéreurs potentiels qui ont besoin d’informations rapides avec des contenus riches et agréable à découvrir depuis chez soi.

De plus, un des points fondamental, est que les acquéreurs potentiels ou futurs locataires d’un bien, veulent tout savoir tout de suite et en toute transparence.

Que penser alors de l’agent immobilier ou du broker (pour les bateaux) qui ne veut pas montrer une seule photo de la maison extérieure dont il a réussi à obtenir « mandat de vente » de peur que l’acquéreur potentiel la reconnaisse et se rende directement chez le vendeur.

On est bien arrivé à la limite d’un système qui ne correspond plus à la demande du client !